Islande: dans ou hors de l’UE?

L’Islande va-t-elle rentrer dans l’UE ? C’est la sempiternelle question que tout le monde se pose, autant au sein de l’UE, que les Islandais eux-mêmes. Car l’avalanche de problèmes qui s’est abattue sur l’Islande ces dernières années aurait été bien difficile à gérer si le pays n’avait pas été autonome. Crise financière, crise immobilière, bouleversements politiques… le pays n’a pas été épargné. Et contrairement aux apparences, c’est d’avantage l’Islande qui freine le processus. « Nous attendons des éclaircissements sur la validité de la demande d’adhésion de l’Islande à l’issue de l’évaluation parlementaire sur la question à l’automne », a indiqué M. Barroso à M. Gunnlaugsson. Le premier ministre islandais a choisi Bruxelles pour son premier déplacement à l’étranger depuis son entrée en fonction le 23 mai. Sigmundur Gunnlaugsson, 38 ans, est le plus jeune chef de gouvernement démocratiquement élu en Europe. Depuis 2009, il est à la tête du parti libéral et de centre-droit affilié à l’Internationale libérale, le Parti progressiste. Principalement soutenu par les agriculteurs et les pêcheurs, le parti s’oppose à l’adhésion à l’UE et a formé une coalition avec le Parti de l’indépendance. « Il est dans l’intérêt de l’UE et de l’Islande que la décision soit dûment réfléchie et prise de manière objective et sereine », a affirmé le président de la Commission. L’Union souhaite toutefois que l’Islande se décide rapidement. Le premier ministre islandais a déclaré que la réponse de M. Barroso à propos des « évolutions dans l’UE [était] très instructive ». À l’issue d’un débat au Parlement islandais à l’automne, il serait possible de déterminer l’avancement de la procédure, a-t-il ajouté. « La décision sur la date du référendum n’a pas encore été prise », a expliqué le chef du gouvernement islandais.

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